Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00051
Titre critique breton : An emgann e-tal Brest
Titre critique français : Le combat au large de Brest
Titre critique anglais : The fight off Brest
Résumé :
A/ A la Saint Jean à 23 h. 30, Cornic rencontra l’Anglais. Combat de cinq heures et demie. Échange de canonnade. Une volée anglaise abat le pavillon.
– « Hourra: les Français amènent ».
En entendant cela, Cornic fait feu de plus belle et hisse le grand pavillon et défie l’Anglais en prenant son porte-voix.
Le lendemain, il y eut une volée du grand navire anglais qui s’éloigne ensuite au large. A cinq heures, Cornic était près du Melemeur, protégé par la batterie de l’île de Molène. Les bateaux de Molène approchent.
Dur le cœur qui n’eût pleuré sur la Félicité devant le pont couvert de sang. Cornic, le vaillant homme, a soutenu le combat contre trois Anglais.
Je ne peux vous nommer clairement qui a composé le chant. Ce sont des jeunes filles.

B/ À Sainte-Anne, je suis allé car je vais embarquer sur la Surveillante.
Le Mang glorifie son navire. L’anglais approche et lance une bordée. Échange de canonnade. Le combat dure depuis cinq heures. Tous sont blessés.
Le pavillon tombe et l’Anglais dit : – « Ils ont amené le pavillon ».
Le Mang monte alors dans les haubans et déploie un mouchoir en guise de pavillon.
Le capitaine anglais a été tué et le navire brûlé. Les habitants de Brest poussent des cris de joie en voyant rentrer nos navires.
Quel honneur, nous avons vaincu les Anglais. Le Mang a été mandé à Paris, assis à la table du roi, décoré et fait officier.
Qui va prier à Sainte-Anne, sainte Anne ne l’oublie pas.

Thèmes : Batailles navales
Note :
[de Pierre Le Roux] pour 1 : Charles Cornic-Duchêne (1731-1809) livra combat à trois vaisseaux anglais le 24 juin 1758 (voir biographie bretonne de P. Levot, 1852, §5 d’un article de Charles Alexandre).
Précisions des lieux: Maen guen ar Pordichoc (ou Gondichoc) = rocher au S.O. de Molène. Melemeur = rocher. La Basse Longue = sans doute Bas Hir, rocher au nord du Melemeur et Gondichoc.

[de La Villemarqué] pour 2 : Le 6 octobre 1779, combat entre la frégate française la Surveillante (capitaine du Couëdic de Kergoaler) et la frégate anglaise le Québec, à la hauteur de Ouessant.
Comparaisons : A en juger par les détails et l’absence de couplets identiques entre les deux chants, il doit s’agir de deux chants différents. Seuls, la similitude des épisodes, leur ordre identique, nous ont incité à les rapprocher: canonnade réciproque, le pavillon qui tombe et réaction du capitaine, victoire finale, et glorification du vainqueur.

Études

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