Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00071
Titre critique breton : En Devehat hag ar jandarmed
Titre critique français : Le Dévehat et les gendarmes
Titre critique anglais : Le Dévehat and the gendarmes
Résumé :
Au sujet du fils du sonneur de cloches de Melrand.
A Bieuzy, il rentre dans l’auberge où, à sa surprise, se trouvaient des gendarmes. Sans hésiter, il commande bien haut à l’aubergiste 30 chopines de cidre pour ses amis qui arrivent... soi-disant ! A cette annonce, les gendarmes effrayés préfèrent s’enfuir.
De là, il va à Guerveur Guern d’où il s’échappe sous le nez de la garnison de Pontivy. Mais, ayant été touché d’un coup de fusil, il va se réfugier à Quelven.
Puis à Pontivy, il s’offre le luxe d’aller trouver Lavias, le capitaine des gendarmes, sous prétexte de lui dévoiler le refuge du fils du sonneur. Après s’être fait régaler d’un bon repas, il se sauve en se moquant des gendarmes.
Mais du côté de Saint-Brieuc, un jeune chasseur l’a trahi et l’attrape en l’enfermant dans une auberge. – « Maintenant, il vous faudra aller aux galères ».

Thèmes : Contestations armées, révoltes, émeutes
Note :
[de F. Cadic] : Après 1830, il y eut un grand nombre de réfractaires.
Le Dévéhat, le fils du bedeau de Melrand, fut un des plus célèbres et les histoires circulant sur son compte sont multiples et, pour la plupart, véridiques et attestées. (ainsi, l’épisode du Guermeur s’est traduit par l’emprisonnement de Marie Le Calvé pendant trois mois, ou encore celui du lieutenant Ventini).
Puis, soucieux de se faire un peu oublier, il s’expatria à Langourla dans les Côtes-du-Nord, en tant que jardinier et garde-chasse auprès de la famille de Lanascol. Mais Lebrun, un autre domestique, ancien réfractaire lui aussi, le dénonça pour assouvir la jalousie qui l’animait. Le Dévéhat se fit prendre par surprise dans une auberge, conduit à Pontivy, puis à Vannes.
Pendant trois jours et trois nuits, 70 témoins défilèrent et la découverte de la montre du lieutenant Ventini dans sa poche causa sa perte : 101 ans de travaux forcés. Il resta au bagne de Brest de 1842 à 1856 d’où il sortit, suite à un acte de clémence de Napoléon III. Cependant, il resta interdit de séjour dans le Morbihan. Il mourut en 1865.

Versions (10 versions, 16 occurrences )

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