Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00132
Titre critique breton : Pardon Sant Yann ar Biz
Titre critique français : En allant au pardon de Saint-Jean-du-Doigt
Titre critique anglais : Going to the pardon of Saint-Jean-du-Doigt
Résumé :
A/ Le corbeau croasse au-dessus du Yeodet, un malheur est arrivé !
– « Ma mère laissez-moi aller au pardon de Tréguier avec mon frère de lait et tout le voisinage ».
Un bateau de 111 jeunes gens a sombré. La plus pitoyable était une jeune femme enceinte qui disait : – « Saint Mathurin de Moncontour, préservez mon innocent qui va se noyer sans baptême, et moi-même sans sacrement.
Je vous donnerai une ceinture de cire qui fera le tour de votre église, une bannière avec sept cloches d’argent en haut. Vierge Marie, je vous donnerai la meilleure vache de ma maison et une ceinture brodée d’or des deux côtés ».
Dur le cœur qui n’eût pleuré sur les rives du Yeodet à voir la mer bouillonner avec le sang des chrétiens se noyant.
A voir un nouveau-né, enterré avec sa mère, un bout de goémon dans la main pour montrer qu’il avait été trouvé en mer, un autre sur son cœur pour montrer qu’il était né au fond de la mer.

B/ Une nouvelle barque de Morlaix a noyé cette année des jeunes gens de Ploujean allant au pardon de Saint-Jean-du-doigt.
Catherine Troadec disait : – « Dites vos chapelets, je lirai les heures ».
On entendait Catherine Troadec dire au fond de la mer : – « Celui qui me trouvera, m’enterrera et trouvera dans ma poche cent écus et quatre aulnes de linge blanc pour orner l’autel de Saint-Jean ».
Le recteur disait : – « Ouvrez bien large l’entrée du cimetière, voici les noyés, Catherine Troadec au milieu d’eux ».

C/ Catherine Troadec demande à ses parents l’autorisation d’aller au pardon de Tréguier. Malgré leur avis contraire à cause du vent qui se lève, elle part en bateau avec de nombreuses autres personnes. Et l’embarcation sombre dans la tempête.
C’était pitié d’entendre la jeune femme : – « Saint Mathurin de Moncontour, sauvez mon innocent noyé sans baptême. Je vous ferai un don : une ceinture de cire qui fera trois fois le tour de vos terres, une bannière avec sept cloches d’argent ».
Sur le rivage, les cloches se mettent en branle seules. Et on trouve un innocent demandant le baptême, tenant dans sa main du goémon afin de montrer qu’il était né au fond de la mer.
Une fois baptisé, une Vierge blanche apparaît : – « Vous viendrez avec moi dans la gloire de Dieu, votre âme et celle de votre mère ».
Ils sont tous deux sur les tréteaux funèbres. Dieu leur pardonne !

D/ [Début de chant comparable].
Catherine Troadec arrive sur le rivage avec son nouveau né et va accomplir son vœu. – « Je vais à Moncontour sur mes genoux si je peux résister ».
Elle a fait trois fois le tour de l’église, on pouvait la suivre aux traces de son sang.
Les cloches se sont mises à sonner. La procession est venue la prendre et son cœur s’est brisé.
La bénédiction de Dieu soit sur son âme.

Thèmes : Naufrages, drames de la mer ; Miracles, apparitions
Comparaison entre versions :
Catherine Troadec = Marie T. = Mathurine T.
Pardon de Tréguier = pardon de Saint-Jean-du-Doigt
Pour d’autres versions, c’est Catherine Troadec qui refuse d’aller au pardon, pressentant un naufrage. Une des versions précise qu’elle fut retrouvée sous l’île Callot et son enfant sous l’île-aux-lapins et parle du recteur de Plouézor (entre Plougasnou et Morlaix)

Invocation à Notre Dame de Forwen (village en Melgven) : Madame Marie du Folgoat mit un escabeau sous mes pieds. Madame Marie de Forwen balaya l’eau du tour de mon cou.
Ce qui fait penser à M-00320 - Salvet gant Itron Varia ar Folgoad : Notre Dame du Folgoat tient un escabeau sous mes pieds, les prêtres de Vurwenn levèrent une procession, = Itron Varia ar Voulven, ou = itron Varia a C’houlvenn.

Illustration sonore : Détails

Études

Versions (24 versions, 50 occurrences )



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