Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00219
Titre critique breton : Markiz ar Villaudrain
Titre critique français : Le marquis de la Villaudrain
Titre critique anglais : The Marquis of la Villaudrain
Résumé :
Yvonig Bergen est allé aux mines d’or. S’il en revient, il ne sera pas pauvre.
Sur les murailles du château de la Villaudrain rôdait une vieille femme qui surveillait la route.
En passant par la Villaudrain, Y. Bergen, de retour avec un riche chargement, conseille à ses charretiers de ne pas faire de bruit. Mais le marquis, prévenu, invite Y. Bergen.
Après avoir passé la soirée, joué aux dés... Y. Bergen demande grâce pour sa vie, ou, au moins, à voir son cheval Tourlbandi avant de mourir.
Refus du marquis. Cris d’Y. Bergen.
Son cheval brise trois portes de fer. S’il avait brisé la quatrième, il aurait sauvé la vie de son maître.
Dans le jardin de la Villaudrain, on a trouvé sept cœurs salés dans un pot : ceux des marchands massacrés.

Thèmes : Vies déréglées, sorcellerie, bandits, bons à rien ; Autres crimes
Note :
[. Cadic] : Hervé de Kerguezangor, seigneur de la Villaudrain et de Launay-Mur, gentilhomme-brigand, profitait des perturbations apportées par les guerres de Religion pour détrousser les gens, aidé de sa femme.
Déjà en 1565, il avait pillé l’abbaye de Lantenac. Puis cinq ans plus tard, sa femme fit égorger et voler dix marchands de Rennes passant par Cadellac.
Le parlement de Bretagne fit arrêter le couple. Le marquis préféra s’empoisonner avant le supplice, sa femme fut décapitée.

[de D. Laurent)
Une enquête de 1642 se trouve aux archives des Côtes-du-Nord. A la requête du prieur de Lantenac, les anciens de la région de Loudéac furent interrogés sur cette histoire et plusieurs relatèrent l’affaire des dix marchands de Rennes et l’arrestation de la Villaudrain et de sa femme.
Le procès s’est déroulé à Rennes en 1569 mais les archives semblent avoir disparu.
Contrairement à l’avis de F. Cadic qui situe le fait au petit château du Verger (actuelle mairie de Noyal-Pontivy), D. Laurent précise que le manoir de la Villaudrain se trouvait en Cadellac, ancienne trêve aujourd’hui rattachée à Loudéac.

Études

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