Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00231
Titre critique breton : Skrapet gant markiz Trede
Titre critique français : Enlevée par le marquis de Coatredrez
Titre critique anglais : Kidnapped by the Marquis of Coatredrez
Résumé :
Sur une jeune fille enlevée par le marquis de Coatredrez en allant au Guéodet.
– « Au pardon, vous n’irez point, vous viendrez à Coatredrez ».
Le seigneur dit à son valet : – « Jette-la sur mon cheval ».
Refus du valet. Le seigneur le gifle, bâillonne la jeune fille et l’enlève devant sa famille impuissante.
Arrivé au château, il fait préparer à manger et la servante confirme à la jeune fille qu’elle passera la nuit avec le seigneur.
Dans le jardin, elle demande un couteau pour couper un bouquet et se le plante dans le cœur. La gouvernante dit à Coatredrez : – « Je vous avais souvent averti au sujet du vin et des femmes, et celle-ci est sœur de lait de Kerninon ».
Avant le chant du coq, Kerninon entre avec ses gens et demande à voir Coatredrez. – « Qu’avez-vous fait à ma sœur ? ». – « Elle est dans le jardin, la tête près de ses genoux. Laisse-moi la vie, je te donnerai toutes mes rentes ».
Ils ont joué du fleuret. Kerninon l’a transpercé de son épée.

Thèmes : Enlèvements
Note :
[de Luzel] : Coatredrez : principale maison noble de Tredrez (entre Saint-Michel-en-Grève et Lannion). L’histoire a gardé mention d’un Pierre le Cruel. Mais est-ce celui du chant ?
Kerninon en Ploulec’h.

[de Penguern] : Ce chant rapporte l’une des plus tristes pages de notre histoire : les trahisons sans nombre dont la duchesse Anne était victime. Rolland de Coatredrez, suppôt du traître Rohan (qui l’avait chargé de séduire les habitants de Guingamp), avait brûlé plusieurs maisons de gentilshommes fidèles à la duchesse.
Le brûlis de Coatredrez fut sans doute une représaille. Le peuple, peu au fait de la politique, y vit un autre motif. Peut-être l’événement rapporté par la tradition populaire est-il vrai et fut-il le prétexte saisi pour la vengeance. La similitude de ces événenents a fait glisser dans plusieurs des versions de ce chant des traits qui appartiennent à celui de la prise de Trogoff sur Rogerson que, par parenthèse, les chanteurs nomment Rosmelchon (fleur de trèfle).
Coatredrez, brûlé à la fin du XVe siècle.
Les édifices actuels sont du XVIe.

Comparaison entre versions :
Baron Koatredrez + (Lezobre - Kernenan) = markiz maner Treselant + (Vesonbre) = (markiz Koatredrez = markiz Treselan) + (Kernenan - Lezobre - Mesambre) = markiz Trede + Kerennan.

Études

Versions (24 versions, 67 occurrences )



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