Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00297
Titre critique breton : Santez Enori
Titre critique français : Sainte Henori
Titre critique anglais : Saint Henori
Résumé :
Enori a toujours été mal-aimée de son père qui l’a chassée et privée de ses biens. Mais il est tombé malade et ne peut être guéri que s’il tête le sein vierge d’une de ses trois filles.
Les deux premières refusent. Il fait la même requête à Enori qui remercie le Seigneur de voir son père avoir besoin d’elle.
Mais sitôt sa poitrine délacée, un serpent lui mord le sein. Son père la console et lui promet un beau mariage. Quelque temps après, la mère du mari fait croire à son fils qu’Enori lui est infidèle.
Celui-ci va demander au roi de Brest quelle punition il donnerait à une femme fautive. Le roi ordonne la mort. Apprenant qu’il s’agit de sa fille, il change le jugement ordonnant qu’elle soit abandonnée au gré des flots dans un tonneau.
En mer Enori met au monde un fils.
Le prince apprend la traîtrise de sa mère et part à la recherche d’Enori. Il la retrouve en Hibernie, lui demande son pardon et de revenir avec lui.

Thèmes : Vies de saints
Note :
Ce chant est une version incomplète d’une histoire connue dans tous les pays celtiques et étudiée par G. Le Menn : « La femme au sein d’or » (Skol-Dastum, 1985). Pour remplacer le sein mutilé par le serpent, Enori avait eu un sein d’or et la belle-mère s’était servi de ce faux prétexte pour la discréditer auprès de son fils.
Par ailleurs, Y.B. Piriou rappelle que cette gwerz n’est pas sans rapports avec le « Lai du Mantel Mantaillé » et surtout le « Lai du cor » qui est un des plus ancien lais connus.
Voir « l’étrange histoire de Caradoc de Vannes » par RS Loomis, Annales de Bretagne, tome 70, 1963, p.166-167.
L’histoire se trouve dans le « Livre de Caradoc », lui-même inclus dans la première suite de « Perceval » de Chrétien de Troyes. D’après jean Marx (Nouvelles recherches sur la littérature arthurienne) répercuté par Rachel Bromwich (Études celtiques, vol. XI, 1966-67) les poètes qui ont donné des suites au « Perceval » de Chrétien de Troyes ont pris appui sur le conte écrit et sur les lais bretons oraux encore fréquents au début du XIIIe siècle.
Voir aussi « Contribution à une histoire de la Littérature bretonne perdue » (Thèse de doctorat de J.P. Piriou, UHB-Rennes 2, 1982, tome 1, pp. 381-401).

Études

Versions (18 versions, 42 occurrences )

Renvois

  • Azenor falstamallet (ref. M-00271)
  • Santez Eoded (ref. M-00277)
    Note : Voir, sur le roi de Brest, les notes de H. Le Jannic de Kervizal au sujet de la famille des Tanguy Duchastel-Tremazan. Voir aussi M-00271 - Azenor falstamallet.


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