Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-00866
Titre critique breton : Ar c’hloareg a oa evel un eostig
Titre critique français : Le clerc se comparant au rossignol
Titre critique anglais : The cleric comparing himself to the nightingale
Résumé :
A/
J’ai perdu mes sabots, déchiré mes pieds à suivre ma douce. Pluie et glace n’arrêtent pas l’amour.
Ses regards de feu, ses paroles charmantes sont une prison où j’ai enfermé mon cœur. A quoi la comparer ? A la rose, appelée Rose-Marie, à la fleur de lys...
Vous faisant la cour, ma douce, j’étais comme le rossignol sur le rameau d’aubépine. Quand il veut s’endormir les épines le piquent. Il s’élève alors à la cime des arbres et se met à chanter.
Mon état est contre nature. Je n’ai ni parents ni amis. Nul n’a tant souffert que moi à votre sujet. Je vous supplie d’avoir pitié de votre clerc.
Ce chant a été composé sur la grève au retour du pardon de Saint-Michel. Peu importe que la mer m’engloutisse si je n’étais pas écouté.

B/
J’aime une jeune fille par-dessus toutes. Je ne sais à quoi la comparer : à la rose rouge, à la « romani », à un miroir lumineux…
Il m’arrive, ma maîtresse, quand je vais vous voir, comme à l’oiseau endormi sur le buisson d’épines. Quand il se réveille dans son sommeil, les épines le piquent et, au haut du buisson, il se met à chanter.
Mes pièges sont détendus. L’oie est allée avec un autre. Je peux maintenant pleurer ma belle maîtresse
Je suis comme la tourterelle qui a perdu sa moitié et se laisse mourir.

Thèmes : Rêveries du jeune homme, description de la maîtresse ; Concurrent ou calomnies

Versions (4 versions, 9 occurrences )

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