Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-01021
Titre critique breton : Kerandraon hag ar Gernevez
Titre critique français : MM de Kerandraon et de la Villeneuve
Titre critique anglais : Messieurs Kerandraon and de la Villeneuve
Résumé :
A Kerandraon, il y a trois fils : Kerandraon, ar Gernévé, Keransker, qui se sont battus pour savoir qui aurait l’héritière de Lézarmo. Leur mère leur dit d’aller tous les trois à Lézarmo demander à l’héritière lequel elle désirait.
Keransker et Kernévé essaient de l’attirer mais elle répond : – « Quand bien même nous serions en chemise et un poignard dans le cœur, Kerandraon est mon ami ».
Mais Hélari, le père de l’héritière, refuse et l’envoie à Morlaix en garde pendant son absence aux États à Paris. Les trois frères viennent la chercher au couvent. Quand Hélari apprend la nouvelle, il décide de mettre le feu à Kerandraon bien qu’on lui dise que son héritière est prête à avoir un enfant.
Hélari attaque le château mais quand sa fille lui tend son fils, son attitude change : – « Il ressemble à mon père. Je sens mon sang s’échauffer à son contact. Ne pleurez plus, ma fille, ni Kerandraon, la paix est faite entre nous, j’ai du bien et Kerandraon sera reconstruit ».
– « Mon fils, tu as réussi un beau coup ! Faire la paix entre Kerandraon et Lézarmo, et tu n’es pas encore baptisé ».

Thèmes : Épisodes ; L’amour vainqueur malgré les oppositions diverses ; Autres refus des parents
Note :
[de Luzel] : Lézarmo ou Mézarnou. Il y a un (Mézarnou) à Plounéventer dans le Finistère. C’est sans doute celui-là que pilla La Fontenelle, le fameux ligueur. Il y enleva aussi l’héritière...
Il y a un manoir de Kerdadron à deux kilomètres de Saint-Pol-de-Léon.

[de Louis Le Guennec] : Vincent de Kerouézé, seigneur de Kerandraon en Plouguerneau, franc gredin, fut décapité à Rennes après avoir essayé de tuer Michel Le Nobletz qui dénonçait ses crimes.
L’un d’entre eux fut le rapt de Marie Le Chevoir, l’ex-femme de La Fontenelle (Pratique courante pendant les temps troubles de la Ligue), qu’il conduisit au manoir de Kernazret en Loc-Brévelaire. Un événement imprévu déjoua les plans de Vincent de Kerouézé : le feu prit au manoir de Kernazret et l’héritière périt dans les flammes en 1603. Mourrant sans enfant, ses biens retournèrent à son oncle paternel, Tanguy Le Chevoir de Coatjagu. M. de Kerandraon dut en avoir un grand dépit et une pièce de 1612 dit qu’il « fut misérablement assassiné dans sa propre maison par le « beau-père de son fils », vers la fin de 1603. Or, Vincent de Kerouézé avait marié sa fille Françoise à Lancelot Le Chevoir, fils de Tanguy.

Études

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