Chansons de tradition orale en langue bretonne
dans les livres, revues et manuscrits
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Caractéristiques du chant

Référence : M-01041
Titre critique breton : Margodig La Boissière
Titre critique français :
Titre critique anglais :
Résumé :
Sur une jeune fille qui a quitté son pays et sa famille.
Son ravisseur demandait à son père de l’épouser : – « Ma fille est demoiselle de La Boissière. Elle n’épousera pas le fils d’un paysan ». Un jour, ses parents apprennent que Margodig était perdue. Le père va voir le garçon lui disant de la rendre sinon il avertira la police de Guingamp et le fera envoyer aux galères.
– « Margot et moi, nous aimons. Si je criais, elle reconnaîtrait ma voix à sept lieues à la ronde, qu’elle soit près du vieil arbre de Langolvaz ou à Brest ».
Le recteur de Plougonver (Aotrou deus ar Goaspern) va voir le garçon et lui propose de les marier en cachette.
Mais arrivés à l’église de Saint-Germain, la famille de La Boissière, prévenue par le recteur, arrache la jeune fille à son amoureux.
– « Ma douce est envoyée au couvent, je me ferai un ermitage au bord de Koat ar Milin (dans la forêt du marquis). Au 1er mai, nous étions ensemble au pardon de Gurunhuel, maintenant, je suis comme une tourterelle qui a perdu son ami ».

Thèmes : Épisodes ; Différence de classe sociale, richesse, défauts
Note :
[de Luzel] : Langolvaz et église de la Fontaine, près de Morlaix.
La forêt du marquis : forêt du marquis de Beffou en Loguivy-Plougras.

[de Mme de Saint-Prix] : L’auberge où le père et le jeune homme se sont rencontrés, « en hostalliri en penn ar mur kleuyou », est signalée par Mme de Saint-Prix : « L’auberge est près de Coat-an-noz, en allant à Bré, près pont Le Meur et Saint-Tugdual ».
Par ailleurs, Mme de Saint-Prix intitule chant « Margodic, parouss Plougonver ».

[de Louis Le Guennec] : Chapelle de Saint-Germain près de Morlaix, dans la commune de Ploujean.
Manoir de La Boissière en Ploujean.
Le Guennec recherche dans la généalogie de la famille de Kersulgen, de La Boissière, quelle « Marguerite » pourrait être l’héroïne de la chanson. Il en signale une, née le 7 août 1636 et morte à 18 ans, sans pour autant affirmer qu’elle soit l’héroïne.

[de D. Laurent] : Dans la présentation du disque “ Ar c’hoarezed Goadeg ” (Keltia tri) : Cette chanson raconte les amours malheureuses de Marguerite de la Boissière (1763) en Plougonven près de Morlaix.

Études

Versions (4 versions, 14 occurrences )



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